Synopsis
Qu'on l'appelle Byzance, Constantinople ou Istanbul, s'il est une
ville qui en fait rêver plus d'un, c'est bien celle-ci. Qu'il
s'agisse de Constantin qui abandonne son Empire occidental pour créer
un Empire d'Orient, des Osmanli (que l'on appela Ottomans) qui quittèrent
les plaines d'Iran sous la pression des Mongols et prirent
Constantinople en 1453, des esthètes européens qui, comme Pierre Loti,
adoptèrent une nouvelle identité pour mieux vivre leurs désirs
exotiques.. tous succombèrent au charme de cette ville qui unit l'Europe
et l'Asie.
Si la ville sait nous séduire, la connaissons-nous vraiment ? -
Marie-France Auzépy retrace les origines de la ville, faisant la part
des mythes et des réalités historiques ; au début du IVe
siècle, Constantin décide d'en faire la Nouvelle Rome, capitale
d'un Empire chrétien que Théodose ou Théodora portèrent au plus
haut. Alain Ducellier montre comment, à partir de l'an Mil, les
attaques répétées des Turcs vinrent à bout de ce vieil Empire pour
aboutir, le 29 mai 1453 à la prise de la ville par les Ottomans. Ils en
firent un nouvel Empire, encore plus éblouissant : Soliman le
Magnifique en est le symbole. C'est lui qui donna son visage à cette
ville dont Stéphane Yerasimos narre l'histoire jusqu'à nos jours.
En contrepoint de cette brillante histoire, une iconographie souvent
inédite présente les facettes les plus spectaculaires de Byzance, de
Constantinople et d'Istanbul. Trésors accumulés dans le palais de
Topkapi ou dans les grands musées du monde, manuscrits enluminés
extraits des réserves du Vatican mais aussi tous les monuments qui font
de cette métropole bâtie sur l'eau un musée en plein air :
Sainte-Sophie –église, mosquée, puis musée–, mosquée Bleue,
mosquée Sûleymaniye, nombreux palais 1900 des rives du Bosphore,
monuments insolites comme Yerebatan Sarayi (la citerne engloutie) ou les
typiques maisons de bois, humbles ou princières..
C'est Gilles Veinstein, professeur au Collège de France qui présente
ce livre aussi séduisant qu'original.
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